Je ne suis pas une mère parfaite

  On le sait. Si, si, dès le départ on le sait que l’on voudra être la mère parfaite. Celle qui est aimante, patiente, qui sait s’occuper parfaitement de ses enfants et qui voudra également leur préparer des plats maison, leur coudre des super tenues et innover encore et encore en matière d’activités. Évidemment on veut être tout ça en plus de continuer à se faire les ongles, assurer au boulot, s’occuper de son amoureux et prendre des apéros avec ses copines.

J’y ai cru. Je pensais vraiment que je pourrais tout faire parce que j’ai toujours été habituée à avoir un rythme soutenu, une vie bien remplie. Sans le vouloir, j’ai du me mettre la pression dès le début pour tout mener de front. Et aussi ce besoin permanent de vouloir se comparer aux autres. Moi en tant que mère et femme. Mais en fait on a beau être organisée, on ne prend pas forcément la dimension psychologique en compte.

Moi, je suis fatiguée. De devoir jongler entre tout et de devoir mettre quand même beaucoup de choses entre parenthèses. J’ai ma part de responsabilités. Je délégue peu et j’ai un papa qui a, hélas, des horaires moins flexibles que moi. Du coup, je dois gérer et anticiper beaucoup de choses alors que parfois j’aimerais juste me laisser porter. 

Alors parfois je dois l’avouer je me pose cette terrible question : ai-je eu raison d’avoir un enfant? C’est terrible de se la poser mais légitime non ? Alors non évidemment pour rien au monde je ne voudrais vivre sans ma Cocotte que j’aime d’amour infini. Mais oui « ma vie d’avant » me manque pour sa spontanéité et simplicité.  

Alors parfois lorsque c’est dur, j’en parle. Juste pour me rendre compte que je ne suis pas la seule et que comme tout ça finira par passer. J’accepte de faire chauffer un petit pot, que ma maison ne soit pas briquée de fond en comble et que mes ongles aient la marque de la couette au réveil car je les ai encore fait trop tard. J’essaie de faire la sieste le week end et n’ai plus des journées à rallonge au boulot.

Il faut que j’arrête de croire que ma vie est la même qu’avant avec « juste » un enfant en plus. Il faut que je m’adapte pour être plus sereine et moins subir. Alors je souffle, je me détends et on reprend. Demain soir j’ai eu une soirée avec Coco et une crémaillère le vendredi. Dimanche, si le temps n’est pas capricieux, on va pique-niquer avec Cocotte.

Un pas après l’autre et tout ira bien.

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